robert a écrit :
Nouki, qu’aurais tu fais s’il y avait eu un livre ou une personne qui t’aurait expliqué le pourquoi du comment ?
Un livre, je n'en sais rien, je n'y ai même pas pensé, les secrets des musheurs ne se confient pas, surtout pas par écrit, ce qui est parfaitement ridicule et m'horripile, c'est pourquoi j'ai arrêté la compétition.
A la première, tout le monde était là pour se payer ma tête au départ mais après la ligne d'arrivée, je n'ai vu que des têtes jusque par terre et personne ne m'adressait la parole. Après quelques compets, les langues se sont déliées et je faisais partie du cercle très privé mais c'était pour essayer de connaître mon secret. Ambiance de chiotte. Et pourtant, le secret, c'est pas un secret mais simplement une connexion avec mes chiens. Inexplicable, pas de recette, pas de potion magique, pas d'entraînement à outrance. Juste une connexion. Ca ça dérange.
Si j'avais eu quelqu'un pour m'expliquer les bases, je n'aurais pas commis autant d'erreurs comme d'apprendre à mon chien à tirer avant d'apprendre à marcher au pied. Aujourd'hui encore, il est insortable en longe car pour lui, il n'y a que tirer. C'est sa vie (à part manger et se reproduire bien sûr). Si je n'avais pas eu le caractère de Mala comme j'ai j'aurais abandonné tant les débuts étaient difficiles.
Si j'avais été aiguillée, mon mâle aurait mieux appris et serait plus discipliné. Qu'importe pourrait-on dire. Et bien non, pas qu'importe car quand on file à près de 50 km/h, la moindre erreur et c'est l'accident, parfois mortel (se prendre un arbre à cette vitesse-là laisse peu d'espoir).
Avec un mâle un peu plus discipliné, j'aurais moins la trouille de sortir les premiers 500m car il est impossible de les arrêter, même tous freins bloqués.
Si le premier chien ne fait pas son job parfaitement, les autres ne le feront pas non plus car l'effet de meute est là. Le plus expérimenté apprend aux suivants.
Mes femelles ont appris avec mon mâle. En quelques minutes, elles connaissaient leur boulot mais le laissaient aussi faire ses bêtises comme monter sur un talus pour éviter les flaques ou pour pister un lapin.
Je n'ai pas de regrets là-dessus car je peux faire profiter aux autres de mon expérience et leur apprendre les bons gestes pour qu'ils ne fassent pas les mêmes erreurs que moi.
A quoi sert de réinventer le fil à couper le beurre.
Donc Robert, si j'avais eu quelqu'un pour m'expliquer et me montrer , ça m'aurait facilité la vie et mes résultats seraient bien meilleurs (je ne parle pas de performance mais de sécurité)
