La séparation chez le chien
Publié : 9/8/2011 18:49
Bonjour à tous,
Je rencontre des difficultés avec ma chienne Berger Allemand lorsque je dois m’absenter de la maison car elle ne veut pas rester seule.
J’ai consulté de nombreux articles qui traitent du problème de la séparation et appliqué les consignes mais sans résultat.
Mais je me dois (avant toute chose) d’expliquer le contexte particulier d’adoption de mon compagnon ‘Laïka’ femelle Berger Allemand :
J’ai adopté ma chienne ‘Laïka’ en 08/2009 à l’âge de 7 mois auprès de particuliers
(elle a donc actuellement 2 ½ ans).
Au travers des diverses informations que j’ai pu glaner au moment de son adoption, il s’avère que Laïka a été séparée trop tôt de sa mère (soit à l’âge de 4 semaines) et a été adoptée une 1ère fois pas un 1er propriétaire, et ensuite une seconde fois par les personnes à qui j’ai
moi-même racheté la chienne. Ce qui revient à dire que j’étais donc son 3ème propriétaire lorsqu’elle n’avait que7 mois.
La chienne présentait de nombreux troubles comportementaux, mais fort heureusement, moyennant beaucoup de patience, elle a réalisée de nombreux progrès en grandissant.
Très vite, elle s’est attachée à ma personne et je m’en réjouis fortement mais son attachement doit cependant être qualifié d’excessif.
Il faut néanmoins préciser que le contexte familial y contribue fortement.
En effet, j’ai perdu mon emploi au moment où je l’ai adoptée avec comme pour conséquence que je suis en quasi-permanence à la maison avec Maman avec qui je cohabite.
La chienne n’est jamais restée seule à la maison une seule fois (elle est en permanence avec nous, y compris pour faire les courses) car l’idée de la laisser seule nous angoisse terriblement (c’est devenu une véritable phobie) - crainte qu’elle ne cause des dégâts dans la maison (nous avons récemment d’effectué des travaux de rénovation dans l’habitation), qu’elle n’hurle et cause ainsi des désagréments aux voisins, etc,…
Hier, nous avons tenté de franchir le pas de notre phobie et avons tenté la chose suivante :
Maman s’est réfugiée à l’étage (sans que la chienne ne s’en rende compte) et j’ai organisé un
‘faux départ’. J’ai donc quitté la maison en laissant Laïka circuler librement dans un espace au rez-de-chaussée en limitant néanmoins l’espace où elle pouvait circuler. Le passage obligé pour sortir de notre habitation est un couloir où j’ai installé une barrière en métal d’une hauteur de 1,30 m. L’opération s’est très vite soldée par un échec car la tentative qui devait durer +/- 5 minutes (pour une 1ère tentative) n’a durée que 2 minutes. En effet, à notre grand étonnement, la chienne est parvenue à franchir la barrière (sans élan !).
Moralité : Une énorme désillusion dans notre chef avec comme pour conséquence que notre désarroi s’accentue ! De plus, la chienne semble encore plus angoissée par suite de cette tentative infructueuse (elle nous surveille en permanence) et je me demande bien quel autre scénario nous pourrions envisager ?
On m’a suggéré de l’intégrer dans un enclos (à devoir installer dans le jardin), mais tant Maman que moi-même sommes opposés quant à ce principe car pour nous,
‘enclos’ = ‘prison’.
Je dois bien avouer que nous avons notre grande part de responsabilité face à cette situation car cela fait bien longtemps que nous aurions du tenter de franchir notre phobie, mais des problèmes de santé ont entravés notre bonne volonté.
En outre, je dois également reconnaître que nous considérons Laïka un peu comme le
‘bébé de la maison’ ce qui signifie que nous avons bien tenté de mettre en pratique les règles de base prodigués dans la plupart des articles traitant du problème du détachement mais hélas sans succès. Je tiens à souligner – ceci n’étant pas un reproche mais un constat – que la grande majorité des conseils collectés dans les articles trouvent généralement à s’appliquer aux chiots mais, ma chienne étant adulte, c’est une autre paire de manches !
Il est également important de souligner que nous avons à assumer les manquements éducatifs de la chienne avant que nous l’adoptions. En effet, les circonstances d’adoption de ma chienne ont eu pour conséquence qu’elle avait (depuis la séparation prématuré de sa mère et le moment où nous l’avons nous même adoptée) un passé assez lourd à porter et c’est vraisemblablement là le nœud du problème car son comportement s’explique en grande partie par le fait qu’elle ait été séparée trop tôt de sa mère et qu’elle ait ensuite été confrontée à des séparations successives. Moralité : La chienne craint une nouvelle séparation/abandon.
Nous avons en outre tenté d’obtenir des conseils pratiques auprès d’une vétérinaire comportementaliste qui a émit un avis selon lequel ma chienne présenterait un trouble évident d’hyper attachement mais en outre d’hyperactivité.
En ce qui concerne l’hyper attachement, son constat n’a été qu’une confirmation de ce que l’on savait déjà.
En revanche en ce qui concerne son diagnostic d’hyperactivité, j’estime qu’elle s’est royalement trompée car ma chienne ne présente aucun signe de ce type.
J’ai d’ailleurs été conforté dans mon point de vue par plusieurs dresseurs d’un club de dressage que j’ai consulté.
Dans un premier temps, j’ai néanmoins accepté de suivre les recommandations de la comportementaliste qui a prescrit toute une série de médicaments qui, pour les avoir essayés, n’ont eu aucun effet bénéfique si ce n’est que de rendre ma chienne fatiguée et malade.
J’ai par conséquent décidé d’arrêter cette médication qui se composait de : Clomicalm 80 mg (anxiolytique), Floxyfral 100 mg (anti-dépresseur), Zylkène (complément alimentaire anti-stress). J’ai ensuite consulté un énième vétérinaire qui m’a indiqué un diffuseur DAP que j’ai testé mais qui n’a non plus livré de résultat.
On me fait également régulièrement la remarque suivante :
« Pourquoi ne t’inscris-tu pas dans un club d’éducation canine, cela pourrait avoir un impact positif pour Laïka ? ».
Je me suis rendu personnellement dans un club canin afin d’y voir comment ça se passe.
Mais j’ai très vite constaté qu’un chien n’est pas un autre (même au sein d’une même race) et que le vécu du chien avant d’entamer sa vie d’adulte conditionne fortement son comportement.
J’ai également constaté que tout était axé sur le jeu et que les problèmes face à l’hyper attachement ne sont pas des problèmes pouvant être réglés au sein d’un club de dressage !
En conclusion, j’aimerais volontiers obtenir des conseils et profiter de l’expérience de personnes qui auraient été confrontées aux mêmes problèmes.
Explorer de nouvelles pistes nous permettrait peut-être de solutionner le problème auquel nous sommes confrontés et ainsi espérer rétablir un équilibre relationnel entre nous et notre compagnon qui a un potentiel énorme (nous en sommes convaincu)…c’est d’ailleurs ce qui explique notre ténacité visant trouver des solutions.
En ce qui concerne la fréquentation d’un club de dressage, la chose est-elle encore envisageable pour Laïka qui a actuellement 2 ½ ans ?
Je vous remercie d’avance pour vos précieux conseils !
Cordialement,
Je rencontre des difficultés avec ma chienne Berger Allemand lorsque je dois m’absenter de la maison car elle ne veut pas rester seule.
J’ai consulté de nombreux articles qui traitent du problème de la séparation et appliqué les consignes mais sans résultat.
Mais je me dois (avant toute chose) d’expliquer le contexte particulier d’adoption de mon compagnon ‘Laïka’ femelle Berger Allemand :
J’ai adopté ma chienne ‘Laïka’ en 08/2009 à l’âge de 7 mois auprès de particuliers
(elle a donc actuellement 2 ½ ans).
Au travers des diverses informations que j’ai pu glaner au moment de son adoption, il s’avère que Laïka a été séparée trop tôt de sa mère (soit à l’âge de 4 semaines) et a été adoptée une 1ère fois pas un 1er propriétaire, et ensuite une seconde fois par les personnes à qui j’ai
moi-même racheté la chienne. Ce qui revient à dire que j’étais donc son 3ème propriétaire lorsqu’elle n’avait que7 mois.
La chienne présentait de nombreux troubles comportementaux, mais fort heureusement, moyennant beaucoup de patience, elle a réalisée de nombreux progrès en grandissant.
Très vite, elle s’est attachée à ma personne et je m’en réjouis fortement mais son attachement doit cependant être qualifié d’excessif.
Il faut néanmoins préciser que le contexte familial y contribue fortement.
En effet, j’ai perdu mon emploi au moment où je l’ai adoptée avec comme pour conséquence que je suis en quasi-permanence à la maison avec Maman avec qui je cohabite.
La chienne n’est jamais restée seule à la maison une seule fois (elle est en permanence avec nous, y compris pour faire les courses) car l’idée de la laisser seule nous angoisse terriblement (c’est devenu une véritable phobie) - crainte qu’elle ne cause des dégâts dans la maison (nous avons récemment d’effectué des travaux de rénovation dans l’habitation), qu’elle n’hurle et cause ainsi des désagréments aux voisins, etc,…
Hier, nous avons tenté de franchir le pas de notre phobie et avons tenté la chose suivante :
Maman s’est réfugiée à l’étage (sans que la chienne ne s’en rende compte) et j’ai organisé un
‘faux départ’. J’ai donc quitté la maison en laissant Laïka circuler librement dans un espace au rez-de-chaussée en limitant néanmoins l’espace où elle pouvait circuler. Le passage obligé pour sortir de notre habitation est un couloir où j’ai installé une barrière en métal d’une hauteur de 1,30 m. L’opération s’est très vite soldée par un échec car la tentative qui devait durer +/- 5 minutes (pour une 1ère tentative) n’a durée que 2 minutes. En effet, à notre grand étonnement, la chienne est parvenue à franchir la barrière (sans élan !).
Moralité : Une énorme désillusion dans notre chef avec comme pour conséquence que notre désarroi s’accentue ! De plus, la chienne semble encore plus angoissée par suite de cette tentative infructueuse (elle nous surveille en permanence) et je me demande bien quel autre scénario nous pourrions envisager ?
On m’a suggéré de l’intégrer dans un enclos (à devoir installer dans le jardin), mais tant Maman que moi-même sommes opposés quant à ce principe car pour nous,
‘enclos’ = ‘prison’.
Je dois bien avouer que nous avons notre grande part de responsabilité face à cette situation car cela fait bien longtemps que nous aurions du tenter de franchir notre phobie, mais des problèmes de santé ont entravés notre bonne volonté.
En outre, je dois également reconnaître que nous considérons Laïka un peu comme le
‘bébé de la maison’ ce qui signifie que nous avons bien tenté de mettre en pratique les règles de base prodigués dans la plupart des articles traitant du problème du détachement mais hélas sans succès. Je tiens à souligner – ceci n’étant pas un reproche mais un constat – que la grande majorité des conseils collectés dans les articles trouvent généralement à s’appliquer aux chiots mais, ma chienne étant adulte, c’est une autre paire de manches !
Il est également important de souligner que nous avons à assumer les manquements éducatifs de la chienne avant que nous l’adoptions. En effet, les circonstances d’adoption de ma chienne ont eu pour conséquence qu’elle avait (depuis la séparation prématuré de sa mère et le moment où nous l’avons nous même adoptée) un passé assez lourd à porter et c’est vraisemblablement là le nœud du problème car son comportement s’explique en grande partie par le fait qu’elle ait été séparée trop tôt de sa mère et qu’elle ait ensuite été confrontée à des séparations successives. Moralité : La chienne craint une nouvelle séparation/abandon.
Nous avons en outre tenté d’obtenir des conseils pratiques auprès d’une vétérinaire comportementaliste qui a émit un avis selon lequel ma chienne présenterait un trouble évident d’hyper attachement mais en outre d’hyperactivité.
En ce qui concerne l’hyper attachement, son constat n’a été qu’une confirmation de ce que l’on savait déjà.
En revanche en ce qui concerne son diagnostic d’hyperactivité, j’estime qu’elle s’est royalement trompée car ma chienne ne présente aucun signe de ce type.
J’ai d’ailleurs été conforté dans mon point de vue par plusieurs dresseurs d’un club de dressage que j’ai consulté.
Dans un premier temps, j’ai néanmoins accepté de suivre les recommandations de la comportementaliste qui a prescrit toute une série de médicaments qui, pour les avoir essayés, n’ont eu aucun effet bénéfique si ce n’est que de rendre ma chienne fatiguée et malade.
J’ai par conséquent décidé d’arrêter cette médication qui se composait de : Clomicalm 80 mg (anxiolytique), Floxyfral 100 mg (anti-dépresseur), Zylkène (complément alimentaire anti-stress). J’ai ensuite consulté un énième vétérinaire qui m’a indiqué un diffuseur DAP que j’ai testé mais qui n’a non plus livré de résultat.
On me fait également régulièrement la remarque suivante :
« Pourquoi ne t’inscris-tu pas dans un club d’éducation canine, cela pourrait avoir un impact positif pour Laïka ? ».
Je me suis rendu personnellement dans un club canin afin d’y voir comment ça se passe.
Mais j’ai très vite constaté qu’un chien n’est pas un autre (même au sein d’une même race) et que le vécu du chien avant d’entamer sa vie d’adulte conditionne fortement son comportement.
J’ai également constaté que tout était axé sur le jeu et que les problèmes face à l’hyper attachement ne sont pas des problèmes pouvant être réglés au sein d’un club de dressage !
En conclusion, j’aimerais volontiers obtenir des conseils et profiter de l’expérience de personnes qui auraient été confrontées aux mêmes problèmes.
Explorer de nouvelles pistes nous permettrait peut-être de solutionner le problème auquel nous sommes confrontés et ainsi espérer rétablir un équilibre relationnel entre nous et notre compagnon qui a un potentiel énorme (nous en sommes convaincu)…c’est d’ailleurs ce qui explique notre ténacité visant trouver des solutions.
En ce qui concerne la fréquentation d’un club de dressage, la chose est-elle encore envisageable pour Laïka qui a actuellement 2 ½ ans ?
Je vous remercie d’avance pour vos précieux conseils !
Cordialement,